Cinquième jour

De Khorat à Siem Reap

Vendredi : je me lève tôt. Nae m’accompagne au terminal de bus. On se dit au revoir. Je dors dans le bus, la contrôleuse me réveille pour me dire de descendre. Ensuite je prend un autre bus pour Aranya Prathet, ville frontière.

En arrivant, on m’embarque dans un tuk-tuk pour la frontière. Le tuk-tuk s’arrête devant une agence de voyage qui me propose un visa pour 2 fois le prix, ou encore des bus climatisés pour Siem Reap à 600 bahts. Bien sûr je refuse, je paie ma course pour rien et vais manger avant de prendre un autre tuk-tuk.

Le passage de la frontière est très rude. Je suis assailli de mendiants et de conducteurs. Je dois encore me battre pour refuser un bus climatisé pour Siem Reap : le guide conseille de faire une étape à Sisophon. J’ai failli regretter quand je me suis retrouvé sur un tout petit bout de banquette entre deux personne, à l’avant du véhicule.

Sisophon : une ville de terre rouge orangée, sans macadam, des gens qui s’agitent partout. Le Cambodge me semble un autre monde comparé à la Thaïlande. Quinze personnes autour de moi veulent m’emmener à Siem Reap pour 2 dollars. Quand j’accepte, on prend mon sac et je dois courir après pour me retrouver à l’arrière d’un pick-up.

Dommage que mon appareil photo n’ait plus de piles à ce moment… La route de Sisophon à Siem Reap est une longue route toute droite de terre orange. Sur les cotés, des rizières et des habitations vétustes. Sur la route : des vélos, des vaches… Personne ne parle anglais dans le pick-up, à part un jeune qui connais quelques mots et me parle sans arrêt pour en apprendre de nouveaux. Heureusement un autre homme parle thaï. Je file un coup de main pour débarquer des marchandises près d’un marché. La route est vraiment très belle.

J’arrive à Siem Reap après le coucher du soleil. Je croyais tomber sur une ville et me voila dans un bled, mais plein de guest houses. Le chauffeur me dépose dans une guest house avec laquelle il est partenaire. J’insiste pour en voir une autre moins luxueuse. Les prix sont corrects. Bizarrement, ma chambre est beaucoup plus luxueuse que celles que j’ai eu en Thaïlande. Au final, le voyage aura été gratuit…

A Siem Reap, on retrouve les mêmes bouiboui qu’en Thaïlande. Mes habits sont tout orange. Je prends une douche et je vais manger. Pendant que je mange, des dizaines d’enfants viennent mendier. Un garçon de quinze ans environ arrive à peine à parler. Il veut manger. Je lui ai offert un repas, qu’il a fini par partager avec deux gamins.

Je me rends dans la rue des bars. Tous les lieux à touriste se ressemblent, mais cette ambiance club de vacance au milieu des enfants qui mendient, un bébé aux bras, me rend mal à l’aise. J’ai fini par rentrer dans un bar uniquement pour que l’un d’eux arrête de me coller.

Je bois quelques bières au bar, discute avec la serveuse, puis avec un type de 25-30 ans, américain, qui travaille à l’hôpital de charité, et enfin avec une anglaise seule à Siem Reap avant d’aller me coucher.