Vingtième jour

Bangkok

Samedi. Je suis un peu triste, c’est le jour du départ. Grasse matinée, déjeuner, puis on part avec Nae au marché de Chatuchak (le plus grand marché couvert du monde, m’a-t-on dit). La route en bus est longue est fatigante : il y a plein de monde, on est debout, et il fait très chaud.

Quelques minutes après mon arrivée, les policiers me donnent une amande de 1000 Bahts (20 euros) pour jetage de mégot sur la voie publique. J’achète un souvenir à Nae, puis l’accompagne jusqu’à la station de bus pour Khorat.

Sur le retour, le taxi tombe en panne d’essence. Je règle et marche un kilomètre sur un trottoir à travers les marchés de Bangkok. Je fais une étape chez le coiffeur.

Il me reste 58 bahts et 3 heures. Je mange. Le serveur d’un bar sur le trottoir de Kao San Road me fais cadeau de 2 bahts pour ma dernière bière. L’occasion de discuter avec un japonais qui travaille dans le pays.

La nuit tombe. Je pars faire des photos de Kao San Road de nuit.

Cette dernière journée aura été un peu maussade. La fin de mon séjour fût très rapide, donc avec beaucoup de trajets. Une journée de plus à Bangkok m’aurait permit de revoir les quartiers dans lesquels je ne suis pas retourné : Sukhumvit, RCA, Prachachuen, où je vivais…

Ces derniers jours, j’ai senti la fin approcher et me suis surpris à penser à Paris et au travail. Brièvement…

Kao San Road : des hommes, sans doute américains, avec une tenue noire et un chapeau, prêchent la parole de dieu au micro, sous la pluie, devant un public indifférent. Je les filme.

On vient me chercher pour le bus qui part à l’aéroport. L’organisation est désastreuse. Un thaï prend mon ticket, je le suis. Il me demande ensuite d’attendre au coin d’une rue. Cinq minutes plus tard il revient avec deux anglaises ou américaines. Il va si vite qu’il parvient à nous semer, et ne semble même pas faire demi-tour. Les anglaises décident de partir en taxi, même si elles ont déjà payé. Moi je repars à sa recherche. Je finirai tout de même par le retrouver.

Le bus m’emmène à l’aéroport. Quelques heures plus tard je suis dans l’avion et je m’endors avant même le décollage, pendant le spectacle rituel des hôtesses de l’air.