Deuxième jour

Bangkok

Mardi, levé assez tard. Je vais manger à Kao San Road. Heureusement, de jour, l’ambiance dépravée a disparu. Je pars ensuite me trouver une chambre d’hôtel moins chère, près de la gare.

Je prends le bus pour Mabunko, le centre commercial gigantesque. Je m’achète une carte mémoire pour mon appareil photo. Et puis, en passant dans la rue, un malaisien m’accoste. Il est avec deux femmes, et comme je suis français, il m’invite à aller parler à sa sœur qui part pour Paris, afin que je la conseille. En moins de deux minutes je me retrouve dans un taxi avec 3 femmes pour aller je ne sais où.

Au final : pas de sœur, mais une étrange mascarade dans une belle maison, où un malaisien plein de bijoux en or qui travaille dans les casinos, se propose de m’apprendre comment tricher au black jack. L’une de ses cousines, à peu près mon age, me colle tandis que l’homme m’explique les signes indiquant quelle carte a la banque. Puis il sort deux vrais billets de 100 dollars. A ce moment précis, un de ses amis entre : un homme qui soi-disant lui doit beaucoup d’argent. Le scénario est trop parfait : cet homme est forcément un acteur, et soudain j’ai l’impression de ma retrouver dans une mauvaise comédie. On me propose de tricher contre cet homme !

Malheureusement je ne connaîtrais jamais la fin de la mise en scène. J’ai préféré prétexter de me sentir mal pour quitter le jeu. A peine sorti, on me dit que c’est inutile d’attendre la fameuse sœur, et je m’en vais quelque peu bouleversé.

Ensuite je me suis baladé dans Bangkok. J’ai pu retrouver les ambiances que je connaissais, la vie thaïlandaise avec ses marchés, près du Victory Monument, puis près de la station de métro aérien « Ari » pour mon rendez-vous avec Mam. Ca m’a fait beaucoup de bien de retrouver mes marques.

Avec Mam, nous sommes allé manger dans un très bon restaurant. Mam me conseille de passer par Khorat, en Thaïlande, avant d’aller au Cambodge.

Sur la route du retour, je demande au taxi de m’emmener à Patpong. C’est un marché de nuit entouré de « Gogo bars » et de boites de nuits. Je bois une bière à 200 bahts (très cher) dans un bar rempli de monde, ou de vieux occidentaux, sans doute en voyage d’affaire, draguent innocemment les jeunes filles thaïs, employées par le bar pour les faire boire. J’ai fait copain/copain avec l’une de ces filles, déchaînées (une grosse fêtarde). Elle m’a emmené, avec ses amies, dans un club techno de Patpong. Bonne musique, bonne ambiance à l’occidentale. Et j’ai tellement fait copain/copain qu’elle m’a raccompagné au taxi. Les conducteurs de tuktuk ont eu l’air ébahis de me voir partir seul dans le taxi, en lui disant au revoir.