Treizième jour

Sihanoukville

Samedi : je me lève le premier. Je marche en plein soleil jusqu’au seul temple de Sihanoukville, discute avec un moine qui as l’air assez important car les gens se prosternent devant lui et lui offrent des cadeaux. Il me dit qu’il va partir en Suisse et peut-être en France. Du coup je lui offre le petit lexique Khmer/Français que j’ai acheté au marché de Phnom Phen.

Je marche ensuite vers une plage très agréable, aucun hôtel, plage propre, grosses vagues… C’est ma première baignade en mer depuis bien longtemps (la Thaïlande il y a deux ans ?). Je suis le seul à me baigner.

La plage suivante appartient à un hôtel et on me demande de passer ma route. La dernière est celle des fêtards et des backpackers. Je ne reste pas, préférant aller manger.

Dans le centre ville, le marché est très joli, avec ses étalages de fruits. Une moto m’emmène ensuite jusqu’à ma plage préférée, la première. Je rentre à pied, cette fois en longeant la côte, et j’arrive sur la plage la plus proche de ma guest house pour le coucher du soleil.

Mes trois compagnons ont joué au foot avec des khmers. On mange, puis ils regardent un match de foot, puis on change de bar. Les anglais commandent un dessert et entament leur deuxième match de foot. Du coup je vais me changer et je pars seul pour la plage des fêtards…

Quelque bière, une bonne musique… Il a fait beau toute la journée et dans le ciel j’ai l’impression qu’on voit toutes les étoiles. Le barman, un australien, met une musique vraiment excellente dont je retiendrais le nom.

Tout le monde dans le bar va à « Bahru », certainement l’endroit le plus réputé pour finir la nuit. J’y vais avec 3 australiens dont une fille. Il y a un babyfoot, des vendeurs de ganja et de la bière, quatre ou cinq putes, pleins d’occidentaux…

L’ambiance est bonne. Pourtant ce n’est pas ce genre d’endroit que je préfère… Je comprends maintenant ce qu’il y a de malsain dans ces endroits. Ni la drogue, ni l’excès d’alcool ne me choque, et ce ne sont pas les touristes qui me dégoûtent. Ce sont les locaux qui y traînent. Ils ont l’air comme dénaturés.

Une jeune femme khmère a ramené ses enfants. Dans ses bras, elle secoue son gamin de trois ans sur de la techno au milieu des touristes saouls. A l’entrée, des cambodgiens regardent en attendant ceux qui sortent pour faire la course. On me propose de l’herbe. Je refuse (que ferai-je seul d’un gros paquet, alors que je passe la frontière dans quelques jours ?) et prend la route de la guest house.

En arrivant dans le quartier, je vois mes trois compères qui n’ont pas bougé du bar. Ils jouent au puissance 4 avec les serveuses. Une partie et dodo…