Mercredi : le matin, je fais le tour de Phnom Phen, les marchés, les temples. Dans un temple je discute avec quelques personnes. Un moine m’explique que les moines bouddhistes ont le droit de porter 7 ou 8 couleurs différentes. Si j’ai bien compris, Buddha en a décidé ainsi suite à un vol de tunique. Les Khmers sont vraiment très accueillants.
Je décide de ne passer qu’une nuit à Phnom Phen. Je pars donc directement pour Kampot. Je fais le trajet en minibus, prend une chambre et un guide m’emmène voir une chute d’eau (en fait des rapides) et faire le tour de Kampot. C’est une toute petite ville.
Demain je vais au parc national et ce soir, je vais manger et boire un verre avec mon guide de cet après midi. A la guest house, petite discussion avec un australien qui lui aussi voyage seul.
Mon guide m’a emmené dans un petit restaurant. On a mangé et bu u peu. Les cambodgiens adorent parler avec les étrangers des différents modes de vie. Mais quand il me dit qu’il est fils unique depuis que toute sa famille, sauf sa mère, a été assassinée par les Khmers rouges, j’ai cru qu’il allait pleurer. Puis il m’a dit qu’il voulait aller au Canada chez sa cousine pour amasser de l’argent et revenir, mais qu’il devait emprunter de l’argent pour le billet. On a parlé des différences de prix et de salaires, et de la couverture sociale française, puis je lui ai demandé où sortent les jeunes cambodgiens.
Les cambodgiens vont dans les karaokés, ou au restaurant. Les jeunes hommes célibataires vont parfois dans des « lady places »… Il y en a 3 ou 4 dans la ville. En effet, ici, ils ne peuvent pas avoir de copine avant le mariage. Allons-y pour voir…
Une simple entrée de maison, avec une guirlande ; À l’intérieur, un jeune cambodgien dans son hamac mate la télé. D’habitude c’est mieux car il y a de la musique, me dit mon guide. Et puis trois ou quatre filles qui la regardent aussi.
On prend une bière et on discute. Des jeunes arrivent en groupe. Mon guide semble les connaître. On dirait qu’ils se retrouvent là comme on irait au bar, ou plutôt comme on irait fumer un joint dans le garage d’un copain. On continue à discuter tous ensemble. Ils connaissent déjà les filles. Au bout d’un moment, l’un d’entre eux empruntent le couloir au fond de la salle avec l’une d’elle, pour un « massage », après l’avoir taquinée.
Malheureusement aucune des 4 filles n’étaient vraiment belle, à mon goût, et je n’avais que 3 dollars en poche… Mon chauffeur m’a raccompagné à la guest house à moto.